Depuis seulement 350 ans, la petite île à l’est de Madagascar est habitée par les Français. La Réunion a plusieurs fois changé de nom. Elle s’appelait île Bourbon et Bonaparte. Bien que jadis elle fût habitée par des esclaves, le racisme n’y existe pas. Ce morceau de « paradis des tropiques » est peuplé par les gens de tous les coins du monde. La Réunion est un « point de fusion » qui accueille des Européens, des Chinois, des Indiens et des Brésiliens. Ils sont tous mélangés. Ils se déclarent comme des Créoles. “Mon père est Créole et ma mère Indienne. Le grand-père est arrivé de Chine et la grand-mère de l’île Maurice. Mon Etat est la France », dit Gérard Wong Hon Cheong, gardien de plage à Saint-Pierre et il commence à chanter des chansons françaises. C’est son hobby. Son travail n’est pas facile. Il garde la plage la plus éloignée de l’Union européenne. Les baigneurs marchent très attentivement dans l’eau dans laquelle des poissons pierre s’exposent au soleil, avec des épines plus venimeuses qu’un cobra. Il y a aussi des courants puissants. Réunion est riche en récifs de coraux. L’eau est propre. Si vous plongez, vous pouvez nager avec des petits poissons. Il y a des centaines d’espèces. « Ils vous entourent tout de suite. Pour eux, vous êtes un ami », dit Harry Boyer, professeur de l’Université à Réunion. Les poissons se propagent ici et se cachent des prédateurs. A quelques kilomètres seulement de la rive nagent des baleines et des tortues marines. Les touristes, majoritairement des Français, les observent des bateaux. Plus courageux parmi eux se lancent dans la chasse au harpon. « Il y a beaucoup de requins. S’ils ont faim, ils n’hésitent pas à attaquer » souligne Boyer qui chasse de grands poissons avec son harpon. Les barracudas qu’il a pêchés seront servis dans le restaurant local. Sur le menu sont aussi des fruits que de nombreux Européens n’avaient jamais goûtés. Tout a le goût différent. Le thon fond dans la bouche. L’ananas est curieux. Les bananes sont plus sucrées. Tout semble un peu plus fort, peut-être en raison de la nature cruelle. On dit que le magnétisme est également plus prononcé ici. Après le repas, il fait bon de se promener. Les vagues sont hautes. La Réunion est un paradis pour les surfeurs. Ils font des acrobaties. Ils respectent la nature. En échange, elle les rend heureux. Sur la plage, on voit une image encore plus intéressante. Des jeunes se sont rassemblées, ils jouent des tambours africains. Ce sont des étudiants. Ils font un film documentaire. Le meilleur sera présenté à Cannes. Mais ils ont des choses à dire. A la place de veiller devant Facebook, ils sont sortis dehors. Leurs familles sont arrivées de tous les côtés. Néanmoins, ils sont inséparables. « Nous sommes la preuve que des gens différents peuvent vivre en harmonie. Nous avons besoin de tellement peu pour être heureux », dit l’étudiante de la danse, Barbie Matel. Ses copains, musiciens Fabrice Buldor et Mathieu Millasseau concluent unanimement « A Réunion, nous vivons en accord avec la nature ».